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SONDAGE LÉGER EXCLUSIF: Les encouragements de l'entourage sont des éléments déterminants dans le choix de rester ou non à l'école.

Stephanie et Vanessa DegelisUn sondage exclusif de la Firme Léger révèle que les encouragements dans l'entourage d'un jeune arrivent en tête de liste des facteurs déterminants dans la décision de rester ou non à l'école. Commandé à l'occasion des Journées de la persévérance scolaire (JPS) par les instances régionales en persévérance scolaire, dont COSMOSS Bas-Saint-Laurent, ce sondage a été réalisé auprès de 1 000 Québécois âgés de 18 à 34 ans. Il présente un portrait inédit de l'expérience vécue par des jeunes ayant décroché, pensé à décrocher ou ayant raccroché.
Des données qui invitent à être attentifs aux signaux
Vingt-neuf pourcent des jeunes interrogés ont commencé à penser à décrocher de l'école avant l'âge de 15 ans et 7 % dès le primaire. Quarante et un pourcent avaient des notes bonnes ou très bonnes, démontrant ainsi que le décrochage scolaire est un processus qui débute tôt et qui ne touche pas seulement les élèves en situation d'échec scolaire. Le sondage fait par ailleurs ressortirune différence importante entre les jeunes décrocheurs qui ont eu accès à des installations de sports et de loisirs, soit 59 % pour les décrocheurs, comparativement 80 % et 76 % respectivement pour les raccrocheurs et les persévérants.
Des gestes importants pour la réussite scolaire
Ces données démontrent toute l'importance de l'environnement social dans la réussite d'un jeune, selon le président régional de COSMOSS, Gérald Beaudry. « Les gestes de soutien en persévérance scolaire sont multiples au Bas-Saint-Laurent et démontrent leur efficacité. La situation de la diplomation s'est nettement améliorée depuis le début de notre travail collectif qui vise un continuum de services chez les 0-30 ans. Par exemple, le taux de décrochage scolaire
chez les garçons a diminué de 10,6 % entre 2002 et 2013, atteignant un taux de 14,4 % en 2013, soit un écart de 7% sous la moyenne québécoise. » La directrice générale de la Commission scolaire des Phares, Madeleine Dugas, précise pour sa part : « Les résultats du sondage illustrent bien le fait que la persévérance scolaire n'est pas seulement une responsabilité de l'école et des parents, mais aussi de l'entourage et des décideurs qui peuvent avoir une influence sur la qualité de vie des jeunes ».
Des jeunes témoignent
Stéphanie Raymond et Vanessa Hammond, de Dégelis, effectuent toutes les deux un retour à l'école. Jeunes mamans, elles soulignent que la compréhension des enseignants et de leurs proches fait une réelle différence dans leur motivation à persévérer. « Ça faisait environ 10 ans, toutes les deux, que nous avions quitté l'école pour aller travailler. Vouloir offrir une belle qualité de vie à nos enfants, c'est ce qui nous motive. Ce n'est pas toujours facile, mais nos enseignantes sont très humaines, comprennent notre situation et nous encouragent à persévérer. Nous sommes très complices et nous nous entraidons autant à l'école que dans la vie de tous les jours. »
À propos du sondage
Le Sondage Léger a été réalisé auprès de 1009 Québécois et Québécoises âgé(e)s de 18 à 34 ans, ayant connu une expérience problématique en lien avec la persévérance scolaire, soit les « décrocheurs », qui n'ont pas poursuivi leurs études jusqu'à l'obtention d'un diplôme d'études secondaires général ou professionnel, les « raccrocheurs », qui ont abandonné l'école pendant un certain temps et y sont retournés par la suite, et les « persévérants », qui ont déjà pensé sérieusement à abandonner l'école, mais qui y sont restés. Ce sondage a été réalisé avec le soutien financier de la Fondation Desjardins. Les résultats sont disponibles au www.journeesperseverancescolaire.com/sondage .
Les Journées de la persévérance scolaire (JPS)
Tenues annuellement durant la 3e semaine du mois de février, les JPS correspondent à une période de l'année scolaire névralgique pour parler de l'importance de la persévérance scolaire. Sur le thème « Vos gestes, un plus pour leur réussite », la campagne vise à illustrer la force de l'addition d'une multitude de gestes, à la portée de chacun, qui peuvent faire une réelle différence dans la réussite d'un jeune, de son enfance jusqu'à l'âge adulte. Au Bas-Saint-Laurent, les JPS
sont déployées par les partenaires de la Démarche COSMOSS (Communauté ouverte et solidaire pour un monde outillé, scolarisé et en santé).

PHOTOS:
• Stéphanie Raymond et Vanessa Hammond.
• JPS 2018 : Emma Savard, directrice générale de COSMOSS Bas-Saint-Laurent, Robert Savoie, maire de Saint-Valérien, Elisapie Sivuarapik, étudiante, Gérald Beaudry, président de COSMOSS Bas-Saint-Laurent, Jonathan Lévesque, du CJE De Rimouski-Neigette, Édith Samson, présidente de la Commission scolaire de Kamouraska-Rivière-du-loup, Madeleine Dugas, directrice générale de la Commission scolaire Phares, Marc Parent,
maire de Rimouski.

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